RénoboostLes ressources de votre logementEspace professionnels ↗
Les sujets / Dossier

Ressources et repères

La chaleur sous nos pieds.

Les ressources pour comprendre la géothermie, en France, en Suisse et en Chine.

Comprendre le principe

La géothermie de surface utilise l’énergie du sous-sol. Selon le projet, des capteurs et une pompe à chaleur permettent de l’exploiter pour le bâtiment.

Suisse et Chine : deux marchés à découvrir

La géothermie a déjà trouvé sa place dans des marchés très différents. La Suisse offre un exemple de diffusion des sondes dans les bâtiments ; la Chine montre ce que permet le déploiement de réseaux de chaleur à grande échelle.

En Suisse, les sondes ont changé d’échelle

En 2024, les sondes géothermiques représentaient 2 407 MW de puissance de chauffage, soit 84,3 % de la puissance de l’ensemble des systèmes géothermiques suisses recensés. Ce chiffre mesure une capacité de chauffage : il ne désigne ni un nombre de logements ni une production électrique.

Cette implantation ne signifie pas que toutes les formes de géothermie sont aussi développées. Swisstopo souligne que la faible profondeur est bien installée, tandis que la géothermie profonde reste sous-exploitée.

Sources : statistique suisse de la géothermie, données 2024, résumé p. 4 (PDF) ; Swisstopo, 16 juin 2025. Consultées le 30 septembre 2026.

Le neuf suisse est-il obligatoirement chauffé par géothermie ?

Les textes consultés ne confirment pas une obligation générale de géothermie pour tout logement neuf en Suisse. Le MoPEC 2025 oriente les constructions neuves vers la chaleur renouvelable et prévoit plusieurs solutions : pompes à chaleur, bois, réseaux de chaleur sous conditions, solaire thermique ou récupération de chaleur. C’est un modèle de prescriptions destiné aux cantons ; les obligations applicables dépendent des textes cantonaux en vigueur.

Sources consultées le 30 septembre 2026 : MoPEC 2025, section F, notamment art. 1.33 et statut des modèles de prescriptions cantonaux.

En Chine, la force des réseaux de chaleur

Dans son rapport de 2024, l’Agence internationale de l’énergie attribue à la Chine environ deux tiers de l’usage mondial de la géothermie pour les réseaux de chaleur. C’est un exemple de déploiement collectif, notamment dans les provinces de l’est et du nord du pays.

Il faut garder l’échelle en tête : selon ce même rapport, la géothermie ne fournit encore que 4 % de la chaleur des réseaux chinois, largement dominés par le charbon. Cette position mondiale ne signifie donc pas que la majorité des logements chinois se chauffe à la géothermie.

Source : AIE, The Future of Geothermal Energy, 2024, p. 21 (PDF, anglais). Consultée le 30 septembre 2026. Les chiffres concernent les réseaux de chaleur, pas le marché de toutes les pompes à chaleur.

Xiong’an : intégrer le sous-sol au projet de ville

Un cas concret donne corps à cette approche. Dans un entretien publié le 2 avril 2025 et relayé sur le portail de coopération énergétique de l’administration nationale chinoise de l’énergie, China Xiongan Group Smart Energy déclare avoir mis en service 60 puits géothermiques de moyenne et grande profondeur et 2 360 puits peu profonds depuis la création de la nouvelle zone.

Ces nombres concernent des ouvrages en exploitation, pas autant de tentatives pour trouver une ressource. Ils documentent Xiong’an, sans établir une obligation pour chaque construction chinoise. Pour expliquer ces projets, distinguons les forages d’exploration, les puits d’exploitation et de réinjection, et les champs de sondes qui échangent de la chaleur avec le sol.

Source : Geothermal utilization runs both hot and cold, 2 avril 2025, entretien China Daily avec l’exploitant, repris sur un portail de la National Energy Administration. Chiffres déclarés par l’entreprise, consultés le 30 septembre 2026.

Revenir au contexte français

Pour explorer les conditions d’un projet en France, consultez le parcours ADEME / BRGM : besoins, techniques, démarches et entretien. Les exemples étrangers ne déterminent ni les aides françaises ni la faisabilité de votre terrain.

Est-ce possible chez moi ?

Le terrain, le sous-sol, l’accès au chantier, les besoins de chauffage et les équipements existants comptent. Une étude de faisabilité doit préciser la solution technique et les démarches applicables.

Géothermie sur nappe : quelles ressources près de chez moi ?

Avec RessAq, le BRGM, soutenu par l’ADEME, valorise les données des rapports de fin de forage déposés depuis 2015. Des fiches de synthèse décrivent les ressources aquifères pour la géothermie de surface sur nappe. Cette approche concerne les échangeurs ouverts, distincts des sondes qui échangent de la chaleur avec le sol en circuit fermé.

Pour les consulter, ouvrez la carte Géothermies, puis la couche « Géothermie de surface / Ressources géothermales / Échangeur ouvert (nappe) / Échelle nationale ».

Une ressource cartographiée est un point de départ, pas une validation de votre terrain. Faites préciser la couverture et la date des données, les débits mobilisables, les contraintes du sous-sol et les démarches nécessaires par un professionnel.

Professionnels et conseillers : une présentation gratuite des premiers résultats est annoncée le 19 novembre 2026, de 14 h à 16 h. Le lien d’inscription figure dans l’annonce officielle.

Annonce RessAq, Géothermies / BRGM / ADEME, publiée le 25 septembre 2026 et consultée le 1er octobre 2026. Données issues des rapports déposés depuis 2015 ; date de clôture du jeu de données non précisée dans l’annonce.

Poser les bonnes questions économiques

Il n’existe pas de délai de rentabilité universel. Demandez une comparaison chiffrée avec les autres solutions adaptées à votre logement.

Ce dossier présente une piste à étudier. Les photos du journal n’illustrent pas une installation géothermique.

Explorer les ressources Géothermies (ADEME / BRGM) ↗

Accéder aux outils pour les professionnels ↗

Repères initiaux consultés le 30 septembre 2026 ; complément documentaire daté du 1er octobre 2026. Voir les sources et leurs dates.